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Complété le 18 avril 2008 suite à l'actualité.
« Se faire justice soi-même »
ou « révolte citoyenne »
ou même « légitime défense » ?
Concernant les "faucheurs volontaires", certains critiquent cette façon de "se faire justice soi-même", qui serait contraire au droit et à la démocratie.
C’est un débat dans le débat (des OGM).
Pour trouver la bonne réponse, il faut poser le problème, puis poser la bonne question… et donc avoir une chance de trouver la réponse juste.
Photo de José Bové, de Georges Bartoli
En premier, il faut savoir de quoi l’on parle, c’est-à-dire connaître le sujet « OGM », techniquement, scientifiquement, économiquement, écologiquement et humainement parlant.
Pour cela, vous pouvez consulter l'article "11 bonnes raisons de refuser les OGM", dans la rubrique "ARTICLES FLORAISON".
Puis, il faut connaître le contexte politique de l’introduction des OGM (1)
Par exemple les études cachées, tronquées, falsifiées ou tout simplement inexistantes.
Des manœuvres, qui, dans toute enquête policière, suffiraient à créer un doute et un climat de suspicion. Savez-vous par exemple que le célèbre épidémiologiste britannique Sir Richard Doll a perçu 1 200 € par jour de la part de la société chimique US Monsanto (l’agent orange, les OGM…), pour présenter des résultats scientifiques en accord avec les objectifs de son commanditaire ?
Pourquoi une société qui prétend faire le bien de l’humanité avec les OGM a-t-elle besoin d’utiliser de telles pratiques ?
Et sachant qu’elle était aussi le fournisseur de l’agent orange, poison biologique, responsable de la naissance de milliers d’enfants malformés, cela vous semble-t-il cohérent ?
Les OGM sont répandus en plein champ, imposés en toute illégalité, sans débat démocratique et contre l’avis de 80 % des gens.
Or les pouvoirs publics ne jouent pas leur rôle, c’est même l’inverse. Ils agissent en contradiction avec la constitution française.
Lorsque les institutions démocratiques sont défaillantes (cela est courant, historiquement, il y a même eu des « pics » de défaillances), que peuvent faire d’autre les citoyens qui se retrouvent sans recours légaux et démocratiques, que de se substituer aux pouvoirs publics corrompus (par les grands groupes).
Cette substitution peut s’apparenter à faire « justice soi-même », et alors !
Face aux forfaitures des pouvoirs publics complices des intérêts privés de grands groupes industriels, c’est aussi une révolte citoyenne salvatrice, une véritable action de légitime défense, devant une mise en danger de la vie (et de l’avis) d’autrui.
En fait, qu’ils soient contre les OGM, ou qu’ils en sèment, les agriculteurs sont les premières victimes des firmes qui les imposent par des moyens déloyaux.
Les premiers parce que leur production est honteusement polluée (et sera invendable), et les seconds parce qu’ils sont « couillonnés » par les firmes en question.
Ainsi les milliers de suicides en Inde, avec le coton OGM (voir ci-dessous la vidéo), ou les agriculteurs en Argentine ruinés.
C’est d’ailleurs dans ce pays qu’a été prouvé l’intérêt économique de faire une filière vaste et sûre, sans OGM.
Ainsi le soja bio ou certifié sans OGM, n’étant pas contaminé par les cultures OGM de façon certaine, est vendu 2 fois plus cher que celui OGM !
Ce qui prouve, s’il en était besoin, que ceux qui cèdent aux sirènes des promoteurs d’OGM, sont, en plus d’être victimes, vraiment cons !
Voici un autre exemple emblématique de cette situation :
A la fin des années 70, le président de la République de l’époque, voulait imposer la construction de la plus grosse centrale nucléaire jamais construite au monde, à Golfech, engageant les générations futures, et ce contre l’avis de la population et des élus (rien d’étonnant à cela, puisque c’est sa famille qui avait le monopole de la construction des centrales…). Mais à l’époque, nous qui combattions ce projet, avions un recours démocratique, puisque le parti socialiste, en la personne de son candidat (Mitterrand), et de son conseiller (Glavany), nous avaient assuré, y compris par écrit, qu’ils abandonneraient cette centrale au cas où ils viendraient au pouvoir.
Il faut dire que les fédérations socialistes du Tarn et Garonne, du Lot et Garonne et de Haute-Garonne, y étaient respectivement opposés à 78, 75 et 73 %, ainsi que les Conseils Généraux du Tarn et Garonne et de Haute-Garonne et que du Conseil Régional de Midi-Pyrénées (auxquels il faut ajouter tous les députés PS, élus localement en 1981 sur les bases d’un « non » à Golfech).
Et de fait, aucune violence n’a été commise avant mai 81. Les propositions d’aide de l’ETA voisine, ont été repoussées d’un revers de main, car nous avions l’intention de lutter pacifiquement, en manifestant et en votant démocratiquement.
Ce qui fut fait en mai 1981, comme chacun sait.
Aussitôt, les Mitterrand, Glavany, Mauroy, Defferre, Chevènement, Hervé… (dont les bailleurs de fonds de la campagne du PS étaient liés au lobby nucléaire), se sont empressés de trahir leurs engagements préélectoraux. Mais ils voulaient accomplir leur forfaiture avec une caution « démocratique ». Aussi ont-ils fait voter très officiellement les Maires et Conseillers Municipaux des communes concernées. Seulement le résultat, pourtant logique, n’a pas répondu à leur attente*, car il a été NON !
*Il faut dire que pour préparer ce vote, EDF avait sur le terrain un émissaire doté d’un budget de 4000 F par jour (à l’époque !), pour convaincre tout ce petit monde… et que les « socialistes » étaient en droit d’en attendre une reconnaissance…
Ces grands démocrates, donneurs de leçons, sont donc passés outre ce vote démocratique, qu’ils avaient eux-mêmes organisé, mais dont le résultat ne leur convenait pas.
Puis ils ont fait entériner cela par un vote bloqué à l’Assemblée Nationale, en utilisant l’article 49-2 (non sans que Chevènement ne soit passé dans les rangs des jeunes députés qui renâclaient à valider cette trahison, en les menaçant de les exclure du groupe socialiste s’ils ne jouaient pas les « godillots »).
Nous nous sommes donc retrouvés sans recours démocratique, et aucun parti politique n’a protesté, confirmant ainsi l’adage qui veut que : « La dictature c’est ferme ta gueule » et « La démocratie c’est cause toujours… » !
Il ne restait plus que la révolte citoyenne devant cette situation… révoltante !
On peut vraiment parler de légitime défense, devant une mise en danger de la vie d’autrui.
Dès lors, il y a effectivement eu des actions illégales : les dossiers des enquêtes publiques ont été déchirés (en risquant 5 ans d’emprisonnement) et des sabotages effectués.
Toutes actions inconnues tant qu’un recours démocratique était encore théoriquement possible.
Comble du comble, notre bon ami Haroun Tazieff, nous a envoyé une lettre « personnelle », nous avouant que si les "socialistes" avaient lâché Plogoff et pas Golfech, « C’EST QUE NOUS N’AVIONS PAS ETE ASSEZ VIOLENTS » (sic) !
Ce qui est surréaliste mais authentique. Tout comme le meurtre de notre ami militant Claude-Henri M. !
C’est ainsi que le grand tournant des énergies renouvelables et des économies d’énergie a été historiquement manqué à cause de ces gens, il y a 26 ans ! 26 ans dramatiquement perdus ! Quelle responsabilité et quel exemple antidémocratique !
Si aujourd’hui des « faucheurs volontaires » se mettent dans l’illégalité, c’est pour les mêmes nobles raisons.
Ce sont ceux qui les poussent à ces extrémités qui sont à blâmer.
La question peut même se poser : dans le cas où la démocratie est violée par ceux-là même qui devraient la défendre, cela mérite-t-il d'aller en prison à cause d'eux ? Une telle situation n'est-elle pas en soi un "pousse-au-crime-clandestin" ?
En agissant ainsi, ces politiciens ne donnent-t-ils pas des arguments à certains...?
Ajoutons que l’on met toujours au même rang les deux camps, ici vendeurs d’OGM et défenseurs de la vie, à l’époque, marchands de nucléaire et défenseurs de la vie, alors que les premiers sont très intéressés (c’est le mot) financièrement, et que les autres sont non seulement désintéressés, mais payent de leur deniers, de leur temps, parfois de leur liberté et même de leur vie…
(1) A voir cet excellent reportage de Canal+ (23 mn) :
http://Anti-OGM.info/?p=6
(1) Et le non moins excellent reportage d'Arté (24 mn) :
http://www.dailymotion.com/video/xrn35_ogm-lhorreur-reveillez-vous-avant
(1) Voir ce reportage sur l'imposture du coton OGM (5 mn)
http://www.youtube.com/watch?v=s4Ko-tmDHiU
NB : si vous avez des difficultés à lire ces reportages (très regardés et donc la lecture est souvent difficile, ou lorsqu'ils ne sont plus en ligne), vous pouvez nous en demander la copie sur CD-Rom (voir à la rubrique "ADHERER COMMANDER").
Des reportages qui devraient dégoûter à jamais toute personne (honnête et intelligente) d'utiliser ou de consommer des OGM... et couper court à ces pseudos débats sur les OGM, "le cul entre 2 chaises" !
Canal+ démontre les dangers pour la santé et les forfaitures des fabricants, en collusion avec les politiciens.
Dans un autre reportage, Canal+ montre les dégâts humains faits avec le coton OGM.
Arté montre spécialement les dégâts faits en Argentine par le sola OGM, en opposition totale avec les affirmations de ses promoteurs.
artemisia-college.org
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