| |
| |
|
|
 |
Mise en ligne le 14 juin 2007 et (très) complété le 16 juin 2007
Le vrai bio remis en question !
Tollé des écologistes et agrobiologistes après l'accord de l'UE sur un label européen à partir de 2009 pour les produits biologiques
Après un an et demi de négociations, les 27 se sont entendus mardi 12 juin sur l'obligation d'un label bio européen sur les étiquettes.
Les labels nationaux pourront y figurer aussi afin de ne pas dérouter les consommateurs qui y sont déjà habitués.
Mais les organisations écologistes critiquent la tolérance de 0,9% de traces d'OGM dans le bio.
Les règles d'attribution du label bio européen ont été renforcées, par rapport au précédent règlement qui datait de 1991.
Un produit fini devra contenir au moins 95% (en masse) d'ingrédients biologiques pour bénéficier de cette appellation, au lieu de 70% précédemment (mais c’était pourtant déjà le cas en France !).
0,9% d'OGM autorisés dans le bio
Après un âpre débat, les 27 ont accepté que les produits bio puissent contenir des traces d'OGM, accordant un seuil de tolérance de 0,9 %*, comme pour les produits de l'agriculture conventionnelle ! Une mesure censée, selon la Commission, protéger les producteurs de bio contre des contaminations accidentelles d'OGM.
Les producteurs devront toutefois prouver que la contamination ne résulte pas d'une négligence de leur part...
*Bien que l’on puisse déceler des OGM à partir de 0,1 %, ce niveau de 0,9 % est donc injustifiable, pas plus qu’il est explicable de vouloir l’aligner sur l’agriculture... chimique…!!!
Indignation d'associations écologistes
Plutôt que d'accepter une tolérance, "l'UE doit mettre en place une législation pour protéger les agriculteurs de la pollution par les OGM ", réclament l'association Les Amis de la Terre et le Bureau européen pour l'Environnement, dans un communiqué commun.
Les premiers, qui évoquent un "Waterloo de l'Environnement", accusent de "trahison" la ministre française de l'Agriculture Christine Lagarde.
Cet accord "ignore les préférences des consommateurs, qui sont prêts à payer pour avoir de la nourriture de haute qualité, sans OGM, et il met en danger le secteur de l'agriculture biologique", estime Greenpeace.
Les Verts et le Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI) ont également dénoncé la tolérance aux OGM de la nouvelle réglementation européenne. Le porte-parole des Verts, Yann Wherling, tire la sonnette d'alarme. "C'est la crédibilité du bio qui est menacée auprès des consommateurs", estime-t-il. "L'Europe vient d'amoindrir le label bio pour permettre la tromperie des consommateurs et le développement d'une filière bio moins regardante, de type industrielle", ajoute-t-il en estimant que l'agriculture et la nourriture biologique sont "en danger".
Cocasse au moment où la FAO** vient de déclarer, lors de son congrès international (mai 2007), que l'Agriculture Biologique peut nourrir toute la planète et sans impact sur l'environnement.
**Food and Agriculture Organization of the United Nations
Craignant une perte de confiance des consommateurs dans les labels bio, puisque le cahier des charges des labels nationaux devront s'aligner sur celui de l'UE, la FNAB (Fédération nationale de l'agriculture biologique) réfléchit à la création d'un nouveau label garant de qualité avant 2009.
De toute évidence, c’est un impératif absolu !
L'agriculture bio dans l'UE
La part des terres consacrée à l'agriculture biologique a plus que doublé dans l'UE entre 1998 et 2005, passant de 1,8% à 3,9%.
Les principaux pays producteurs sont l'Italie, qui représente 17% des terres agricoles consacrées au bio dans l'UE, suivis par l'Allemagne et l'Espagne (13% chacun), selon des chiffres de 2005 publiés par Eurostat. La France arrive ensuite avec 9,2%.
Mais c'est proportionnellement l'Autriche qui s'est engagée le plus loin dans l'agricole biologique, en y consacrant 11% de ses terres agricoles, devant l'Italie (8,4%), la République Tchèque et de la Grèce (7,2% chacun).
La France, avec 2%, figure dans le bas du classement***.
Mais le cahier des charges du label bio français AB est considéré comme l'un des plus stricts d'Europe.
***Bien que l’origine de l’agriculture biologique est due à des pionniers français… cherchez l'erreur...
La solution est pourtant simple :
INTERDIRE LES CULTURES D’OGM EN PLEIN CHAMP !
Avec nos politiciens aux ordres des producteurs d’OGM, on n’en prend pas le chemin…
Ainsi, suite à la décision des autorités allemandes de suspendre leurs importations, les ministères de l’écologie et de l’agriculture ont saisi, le 24 mai dernier, la Commission du génie biomoléculaire (CGB) pour effectuer une nouvelle évaluation environnementale du maïs transgénique MON810. Celle-ci vient d’être publiée : « Elle ne présente pas d’éléments de nature à remettre en cause l’évaluation environnementale du maïs OGM »… Maïs qui devrait pourtant occuper environ 30.000 hectares en France, cette année.
Pour la commission, l’étude produite par Greenpeace et qui a conduit l’Allemagne à prendre un moratoire sur le maïs MON810, ne s’appuie pas sur un protocole viable pour déterminer un éventuel impact environnemental, notamment sur des papillons et insectes prédateurs des ravageurs du maïs.
Le maïs transgénique concerné est autorisé à la culture commerciale dans l’Union Européenne depuis 1998. La CGB l’avait déjà préalablement examiné en avril 1996, avant d’exprimer un avis favorable. Fin avril de cette année, une décision de la justice allemande, saisie par un apiculteur de Bavière, avait abouti à un moratoire pour la céréale. Visiblement le gouvernement allemand n’a pas fait la même lecture de l’étude, en considérant que ce maïs est un facteur de risque pour la santé et l’environnement.
Pour Arnaud Apoteker, de Greenpeace, « Si le gouvernement semble bel et bien sourd aux demandes des Français, des experts indépendants et des écologistes, il n’hésite pas à servir les intérêts des lobbies de l’agriculture intensive ».
Et l’interdiction des cultures d’OGM, résoudrait aussi ce problème :
Décidemment, en matière d’OGM l’Etat ne craint pas le ridicule et impose une cohabitation paradoxalement avec les abeilles, rendue impossible par le manque de transparence dont il entoure les cultures d’OGM. Pour bien comprendre la problématique des apiculteurs, un petit retour en arrière s’impose :
- été 2006 : une expérimentation menée sous contrôle d’huissier, dans le Lot-et-Garonne, démontre la contamination par du pollen contenant de l’ADN transgénique sur des ruches situées à 400 m et 1 200 m ;
- avril 2007 : s’appuyant sur l’expérimentation citée ci-dessus, un apiculteur demande à la justice d’interdire à un agriculteur de semer du maïs OGM, considérant que le pollen récolté par ses abeilles sera pollué et, à ce titre, dévalué.
- mai 2007 : le juge déboute l’apiculteur et les autres plaignants et les condamne à verser 5 000 € à la partie adverse, au titre des frais occasionnés par le procès.
Le juge, pour arrêter sa décision, s’appuie sur le fait que les analyses n’ont pas pu déterminer de teneur d’ADN transgénique quantifiable dans la ruche la plus éloignée de l’expérimentation (1 500 m). Partant de ce constat, il estime que « …l’éloignement des ruches par rapport aux parcelles transgéniques est un facteur de protection et que leur implantation en période de pollinisation à proximité de ces parcelles accroît les risques de contamination. ». Pour cette raison, il considère que « … le trouble invoqué dépend dans une large mesure de l’attitude de l’apiculteur qui, informé des résultats de cette expérimentation, devrait s’abstenir de placer ses ruches dans les zones et pendant la période à risques ».
Autrement dit, pour le juge, « …le dommage lié à une contamination des ruches dépend de l’attitude de l’apiculteur ».
Si la démonstration peut sembler imparable, du moins sur la forme, la décision arrêtée oblige de fait les apiculteurs, qui exercent dans des régions où des OGM sont cultivés, à placer leurs ruches à une distance minimale de 1 500 m de ces cultures.
Or, comment faire sachant que le gouvernement se refuse à communiquer les emplacements exacts des cultures d’OGM…
En outre, les cultures d’OGM n’étant pas concentrées en un point donné du territoire, leur dissémination place la filière apicole devant un cornélien problème d’aménagement du territoire.
En effet, sachant que près de 30.000 hectares de maïs transgénique devraient être cultivés en France cette année, il convient de tracer un périmètre fictif de 1 500 m autour de chacune des parcelles d’OGM, pour délimiter les zones où les ruches n'ont pas droit de cité.
Pour prendre l’exemple du Lot-et-Garonne, siège du conflit relevé ci-dessus, où placer les 13.000 ruches répertoriées sur l’ensemble du département ? Peut-être conviendrait-il de soumettre le problème à la ministre de l’agriculture, Christine Lagarde… dont dépendent les activités agricole et apicole.
http://www.univers-nature.com/
A voir absolument :
http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte
Et reportage Canal+ à voir absolument (23 mn) :
http://Anti-OGM.info/?p=6
Et celui d'Arté (24 mn) :
http://www.dailymotion.com/video/xrn35_ogm-lhorreur-reveillez-vous-avant
Et celui sur l'imposture du coton OGM (5 mn)
http://www.youtube.com/watch?v=jU8wYbPdre0
NB : si vous avez des difficultés à lire ces reportages (très regardés et donc la lecture est souvent difficile, ou lorsqu'ils ne sont plus en ligne), vous pouvez nous en demander la copie sur CD-Rom (voir à la rubrique "ADHERER COMMANDER").
Voir aussi l'article "11 bonnes raisons de refuser les OGM" dans la rubrique "ARTICLES FLORAISON".
 |
|
|
|
|
|