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Le monde selon Monsanto
 
   
Complété le 21 mars 2008 (Mise en ligne le 12 mars 2008)

Le monde selon Monsanto
De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien
De Marie-Monique Robin

Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans sur trois continents,
ce livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives
de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.


Avec 17.500 salariés, un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de dollars en 2006 et une implantation dans quarante-six pays, Monsanto représente le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle.
Production de PCB (polychlorobiphényles, vendus en France sous le nom de pyralène), de polystyrène, d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêtnam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe), de l'aspartame : depuis sa création, en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits. Pourtant, aujourd’hui, Monsanto se présente comme une entreprise des « sciences de la vie », récemment convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, conçues notamment pour résister aux épandages de Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité.

Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin dans trois continents (Amérique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri). Il s’appuie sur des documents inédits, mais aussi sur des témoignages de victimes de ses activités toxiques, de scientifiques, de représentants de la société civile, d’avocats, d’hommes politiques, de représentants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency.


En marge du reportage passé sur Arté, le 10 mars dernier, on a pu dire et croire que l'un des intervenants du débat, Christian Vélot, a pu avoir des problèmes à la suite. Ce n'est pas cela tout à fait, voici sa mise au point :
« Bonjour à toutes et à tous,
Tout d’abord, je tiens à vous remercier infiniment pour votre soutien et pour les différents relais de cette pétition.
Toutefois, des messages circulent où il est dit que j’ai eu des ennuis supplémentaires suite à mon passage sur Arte le 10 mars auprès de José Bové après la diffusion du documentaire de Marie-Monique Robin « Le Monde selon Monsanto », et que j’avais été aussitôt licencié.
Cette information est fausse et j’attire votre attention sur le fait de ne pas déformer les choses !
Ce n’est pas depuis mon passage sur Arte que j’ai des ennuis, et je n’ai d’ailleurs pas eu de pressions supplémentaires suite à cette intervention.
Les pressions que je subis suite à mes prises de position publiques sur les OGM remontent à fin 2006.
Ce fut d’abord des remontrances qui sont devenues récurrentes et qui se sont suivies par des pressions matérielles allant jusqu’à mon éviction de l’institut dans lequel j’effectue ma recherche (par courrier officiel reçu en septembre 2007), éviction à partir de fin 2009 (date de renouvellement du contrat qui lie mon institut au CNRS).
Etant fonctionnaire, je conserve mon poste d’enseignant universitaire et on ne peut pas vraiment parler de licenciement, mais plutôt de mise au placard.
En effet, un enseignant-chercheur n’est évalué que sur son activité de recherche (et pas du tout sur celle de l’enseignement),
et le priver d’affectation de recherche, c’est bloquer sa carrière (rien de mieux pour le discréditer !).
Merci de votre compréhension et merci encore de votre soutien.
Bien amicalement, Christian Vélot ».