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Mise en ligne le 3 octobre 2007
La fin des ampoules à incandescence
Le parlement finlandais a examiné une résolution visant à l’interdiction pure et simple d’ici 2011 des vieilles ampoules à incandescence.
Puis le ministre britannique de l’environnement a annoncé le lancement d’une initiative visant au bannissement de l’ampoule d’ici 2012, cette fois. Londres, pas plus que les autres capitales européennes, ne peut, en effet, interdire ces sources gaspilleuses ; une telle décision entraînerait immédiatement les foudres de Bruxelles, pour infraction aux règles de la libre concurrence. Ce qui n’empêche pourtant pas la Commission, dans son livre vert sur l’efficacité énergétique de 2005, de militer pour la disparition de l’ampoule énergétivore.
Et d’ailleurs, les membres du groupe 1 du Grenelle de l’environnement préconisent d’en finir au plus vite avec cette ampoule. Comme l’ont déjà fait l’Australie et la Californie, au cours du premier semestre 07.
La mesure peut paraître anecdotique, mais elle ne l’est pas.
En Finlande, selon les calculs d’Helsingin Sanomat, la victoire des lampes à basse consommation permettrait de réduire de 200.000 tonnes les émissions nationales de CO2. Mieux, au Royaume-Uni, cela éviterait l’émission de 5 millions de tonnes de gaz carbonique. Autant que ce que rejette annuellement une tranche de 1.000 mégawatts (MW) au charbon.
Au total, nous rappelle une étude publiée l’an passé par l’Agence internationale de l’énergie, l’éclairage contribue à l’émission de 1,9 milliard de tonnes de dioxyde de carbone, soit 3,6 fois les émissions françaises. Il y a donc bien lieu de réduire désormais notre équipement en ampoules à incandescence qui consomment 80% d’énergie de plus que les fameuses fluo-compactes. Quoi qu’il en soit, les fabricants devraient mettre tout le monde d’accord. Début juin, Philips, Osram et consorts ont décidé d’arrêter la production de l’ampoule à incandescence en 2015.
Source :
www.journaldelenvironnement.net/fr
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