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Du bon usage de l'eau ?
 
   
Du « bon » usage des réserves d'eau sur Terre...

La Terre ne porte pas très bien son nom !
En effet, 71 % de la surface de la « Terre »
sont recouverts... d'eau.
La masse d'eau terrestre est gigantesque :
1,4 milliard de kilomètres cubes !


Il y aurait globalement assez d'eau sur terre, mais cette eau est très mal répartie.
Il s'agit d'ailleurs en majeure partie d'eau salée, ce qui la rend impropre à la boisson comme à l'irrigation :
L'eau douce ne représente que 2,5 à 3 % des réserves mondiales d'eau. Une bonne partie de cette eau douce est retenue dans les calottes polaires ou dans des aquifères inatteignables. L'eau douce réellement exploitable représente entre 9.000 et 12.000 kilomètres cubes d'eau seulement, soit une « goutte d’eau »
(si l’on peut dire) !
Et ces réserves d'eau sont très inégalement réparties sur l'ensemble du globe, nombreux sont les pays ou continents qui doivent faire face à une pénurie d'eau.

Eau secours, sécheresse !

Vu les chiffres de l’eau (voir le tableau ci-dessus), vu la pollution d’une grande partie de l’eau douce utilisable et vu la sécheresse liée à l’effet de serre (lui-même lié à un développement non durable), on comprend qu’il faut effectivement économiser l’eau !
A cet effet, on nous conseille de prendre des douches plutôt que des bains… les agriculteurs doivent laisser perdre leurs récoltes faute de pouvoir les arroser...

Et… pendant ce temps là…

1) Les centrales nucléaires
Elles prélèvent l'eau de nos pauvres rivières, comme dans un puits sans fond.
Jugez plutôt : selon des chiffres officiels, un seul réacteur de la centrale de Civaux, prélève PAR JOUR dans la Vienne, 173 millions de litres d'eau, dont 74 millions sont évaporés et donc consommés !
Sachant qu'il y a en France 40 réacteurs implantés sur nos rivières, la consommation potentielle est donc de 3 MILLIARDS de litres d'eau par jour !
Le tout étant aggravé par les 4 milliards de litres d'eau chaude rejetés par ces 40 réacteurs, dans le peu d'eau qu'il reste dans nos rivières...!
Or, NOUS ALLONS VERS UNE SECHERESSE CHRONIQUE, et le lobby nucléaire veut construire d’autres centrales nucléaires*…

*Pour Nicolas Sarkosy, c’est « l’énergie de l’avenir ». Or, même les plus fervent défenseurs du nucléaire ont toujours parlé « d’énergie de transition ». Car avec les centrales nucléaires, la seule chose qui soit durable dans leur développement… ce sont… les déchets !

2) Les canons à neige
En France aujourd’hui, 4.000 hectares de pistes de ski, dans 185 stations, sont enneigés artificiellement.
Or, la fabrication de 2 m3 de neige nécessite l’utilisation de 1 m3 d’eau liquide. L’enneigement d’une piste de ski nécessite en moyenne 20.000 m3 d’eau.
Outre le bruit pour les riverains et la faune, les canons à neige sont source de deux types de nuisance pour l'environnement :
A) Une consommation d'eau en période hivernale, alors qu'elle tombe le plus souvent sous forme de neige et coule peu dans les rivières à cause du froid (gel) :
Avec 4.000 m3 d’eau à l’hectare, l’enneigement artificiel consomme une quantité très supérieure à l’irrigation du maïs et est voisine de l’irrigation en arboriculture provençale, soit 10 millions de m3 d’eau qui sont consommés par an pour alimenter les canons à neige (l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de plus de 170.000 habitants...) !
En plus, il faut donc : soit acheminer cette eau, soit la stocker sur place. L'acheminement est coûteux en énergie et le stockage nécessite en général des aménagements qui transforment le paysage et l'écosystème (création d'étangs ou de petits lacs, drainage de zones humides, etc.).
B) Pour rendre la fabrication de neige plus facile quand les conditions ne sont pas favorables, des produits* sont souvent ajoutés à l'eau. Ces produits polluent à la fois l'eau de ruissellement et les rivières du bassin versant (lors de la fonte), mais également les sols.

*Dont une protéine cryogène qui permet de fabriquer de la neige, même s’il ne fait pas assez froid.
La protéine est extraite de cultures de bactéries : pseudomonas syringae et concentrée dans le produit appelé « Snomax ». Elle permet d’accélérer la cristallisation de l’eau. Elle démarre alors 2 à 3°C au-dessus de la température habituelle. Utiliser cette protéine dans le milieu naturel suscite des polémiques d’autant qu’elle provient d’une bactérie. Elle est autorisée dans certains pays mais interdite ou réglementée dans d’autres (Autriche par exemple).


Et ils appellent cela le… comment ils disent déjà ?
Ah oui, le « développement durable », c’est cela…



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