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Les algues sont exceptionnelles pour remplacer les combustibles fossiles ! Urgent pour la planète !
Les algues (microalgues) ont l'intérêt de présenter à la fois un rendement exceptionnel en temps (il est possible d'effectuer une récolte complète en quelques jours), et en masse (certaines espèces ont une masse de graisse de plus de 50 %).
Des espèces et des souches capables de vivre dans l’eau salée ou en eau douce et particulièrement riches en huiles ont été sélectionnées. Les techniques de la biologie moléculaire permettent d’optimiser la production de lipides algaux ainsi que le rendement photosynthétique des algues.
Ces rendements exceptionnels rendent réaliste la fabrication de biocarburant à grande échelle sur une surface raisonnable. Certains estiment qu'il « suffirait » d'une surface de 4 millions d'hectares pour couvrir la consommation de pétrole des USA.
Les cultures n'empiètent pas sur la production agricole traditionnelle et ne limitent pas la production de nourriture, c'est même le contraire (certaines espèces d'algues sont très nourrissantes avec un contenu exceptionnel en protéines, en vitamines et en oligo-éléments).
Les microalgues ont évidemment besoin de nourriture et pourraient donc très bien se nourrir de déchets organiques et limiter ainsi la pollution.
La production d'algues peut être à la fois conduite industriellement, lorsque l'environnement est favorable, ou de façon plus locale, si besoin est.
Les microalgues sont faciles à cultiver et se prêtent facilement à la culture automatisée (bioréacteurs, etc). Dans la pratique, cela signifie que cette culture offre un meilleur rendement énergétique, même en mettant de côté les propriétés déjà exceptionnelles des algues.
Enfin, d’autres espèces, capables de synthétiser de l’hydrogène, font également l’objet de recherches.
La culture des microalgues devrait donc, en principe, s’imposer comme une des seules pistes réalistes permettant de fabriquer du biocarburant à l'échelle industrielle.
La difficulté est plus « politique » que technique, car les pays exportateurs de pétrole et de gaz, font tout pour limiter l'émergence de cette solution. A une échelle plus locale, les agriculteurs traditionnels tenteront sans doute de limiter l'émergence d'autres filières, tandis que l'industrie chimique pousse à l'utilisation de biodiesel plutôt que de l'huile végétale. Toutefois, s'il est certain que ces pressions existent et ont un impact, l'utilisation de la filière la plus efficace énergétiquement, arrivera peut-être à s’imposer néanmoins…
Rappelons au passage que Rudolf Diesel a conçu un moteur connu sous l'appellation de "moteur à l'huile lourde" fonctionnant aussi à l'huile végétale brute.
Photo : vue aérienne de la centrale de cogénération (Cogen) du Massachusetts Institute of Technology (MIT) couplée aux bioréacteurs à microalgues de GreenFuel Corporation (en vert sur la photo).
Le sorgho à sucre
Une plante qui pousse sur terrain pauvre et sec, dont les graines font un excellent aliment humain, la tige de l'éthanol (carburant) et les feuilles et les "déchets", des aliments pour le bétail :
http://www.ecolopop.info/article/le-sorgho-a-sucre-recolte-ideale-pour-lalimentation-et-le-biocarburant
artemisia-college.org
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